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Les freins


Cinq des douze freins recensés évoluent significativement entre les deux éditions, dessinant une redistribution claire des préoccupations plutôt qu'un simple recul ou une simple hausse de la réticence globale. Les freins liés au manque d'accompagnement — cadre institutionnel (29,3% à 15,5%, p_adj=,000) et formation professionnelle (42,8% à 29,5%, p_adj=,000 — reculent nettement, suggérant une meilleure prise en charge perçue par les enseignants entre les deux éditions. De même que la peur de la détérioriation de la relation pédagogique (13,3%, -14%). À l'inverse, les préoccupations liées aux externalités de l'IA progressent fortement : l'impact environnemental, déjà le frein le plus cité en première édition (44,6%), se renforce encore en seconde édition (60,1%, p_adj=,000), creusant l'écart avec les autres freins. Les risques de protection des données (31,6% à 42,1%, p_adj=,000) progresse également.

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L'analyse par profil révèle un résultat notable : le profil Réticent, resté stable sur l'ensemble des blocs précédents, montre ici sa plus forte évolution de toute l'étude. La préoccupation environnementale, déjà majoritaire dans ce profil en T1 (50,5%), y bondit à 78,1% en T2 (p_adj=,001) — près de 4 enseignants réticents sur 5 la citent désormais parmi leurs trois principaux freins. Simultanément, la peur que l'IA détériore la relation pédagogique recule fortement dans ce même profil (36,2% à 11,7%, p_adj=,001). Chez les profils Pragmatique et Convaincu, l'évolution suit globalement le pattern d'ensemble (recul du manque de cadre/formation, hausse des préoccupations environnementales, avec en outre une hausse spécifique de des risques sur la protection des données chez les pragmatiques (33,2% à 44,9%, p_adj=,012). la préoccupation environnementale n'est pas un frein émergent — c'était déjà, structurellement, la première préoccupation des enseignants dès la première édition. Ce que montre la seconde édition, c'est un renforcement de cette préoccupation déjà dominante, particulièrement marqué chez les enseignants les plus distants de l'IA (profil Réticent), plutôt qu'une nouveauté dans le paysage des freins perçus.

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Quatre freins sur douze varient significativement selon le profil, révélant des logiques de préoccupation distinctes plutôt qu'une simple gradation d'intensité.

Les Réticents se démarquent nettement sur deux dimensions à caractère sociétal : l'impact environnemental de l'IA (81,4%, contre 62,7% chez les Pragmatiques et seulement 50,4% chez les Convaincus, p=,001) et les enjeux sociétaux de l'IA en général (51,4%, environ le double des deux autres profils, ~25% chacun, p=,000).

À l'inverse, sur la peur de surveillance accrue de son travail via l'IA, ce sont les Convaincus qui se distinguent, avec un taux deux fois supérieur aux deux autres profils (18,1% contre 9,2% chez les Pragmatiques et seulement 8,2% chez les Réticents, p=,042) — un résultat qui rompt avec le gradient habituel. Ce paradoxe apparent s'explique probablement par la proximité : ce sont les enseignants qui utilisent le plus l'IA au quotidien qui sont le mieux placés pour percevoir concrètement ce risque de surveillance, alors qu'il reste plus abstrait pour les Réticents, peu exposés à l'outil dans leur pratique.


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