Les freins perçus à l’utilisation de l’IA →
Au niveau global, une seule évolution des bénéfices perçus est statistiquement significative entre T1 (2025) et T2 (2026). Il s’agit de l’amélioration de la qualité de l’enseignement (40,6%, +7,2%, p=,042). Comme en 2025, le gain de temps ressort comme le bénéfice principal pour l’ensemble des répondants utilisateurs de l’IA (72%, +1,5 points), de même que pour les non utilisateurs (50,8%, +0,4%).

Sans exception, les six items mesurant les bénéfices perçus — qu'ils portent sur l'expérience réelle déjà vécue ou sur le potentiel projeté — révèlent des différences considérables entre profils (p<,001 pour cinq items, p=,0002 pour le sixième). Le gradient est parfaitement cohérent avec la définition même des trois profils : les Convaincus perçoivent systématiquement les bénéfices les plus élevés (de 52,6% à 87,6% selon l'item), suivis des Pragmatiques (de 28,9% à 72,9%), les Réticents fermant la marche avec des taux extrêmement faibles, y compris nuls sur deux items (amélioration réelle de la qualité d'enseignement, réduction potentielle de la charge mentale) — un rejet quasi unanime confirmé sur des effectifs de 32 à 35 répondants (aucun accord observé sur ces deux items), même si la faible taille de ce sous-échantillon appelle une lecture prudente de l'ampleur exacte du phénomène plutôt que de sa direction, qui elle est sans ambiguïté.
Deux résultats méritent une attention particulière. D'abord, l'ampleur de l'écart dépasse largement ce qu'on observe sur la plupart des autres dimensions du baromètre : sur le gain de temps réel, l'écart Convaincu-Réticent atteint 65 points (81,1% contre 23%) — parmi les clivages les plus marqués de toute l'étude. Ensuite, on note que les Réticents affichent des taux quasiment aussi bas sur le potentiel projeté que sur l'expérience réelle (ex. 17,3% de potentiel de gain de temps perçu, contre 23% de bénéfice réel déjà rapporté) — signe que leur scepticisme concerne à la fois le jugement de leur expérience passée et leur conviction que l'IA n'a structurellement pas grand-chose à leur apporter.