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Malgré une amélioration depuis 2024, 1 enseignant sur 2 présente toujours un fort niveau d’épuisement émotionnel


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Suite à un changement dans notre méthode de calcul, les pourcentages affichés ici peuvent différer de ceux présentés dans les résultats de notre baromètre 2024. Les pourcentages de chacune des éditions ont été recalculés afin d’assurer leur équivalence et la pertinence des comparaisons.

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L’épuisement émotionnel des profs est en baisse malgré des niveaux toujours élevés

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Malgré une amélioration significative des niveaux d’épuisement émotionnel des profs depuis 2022, ceux-ci restent élevés : 47% des profs atteignent un seuil clinique d'épuisement émotionnel. Autrement dit, 1 enseignant sur 2 reste en souffrance.

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Le bien être des profs doit devenir une priorité. De plus en plus de mes collègues quittent l'enseignement ou se mettent en arrêt maladie. Je comprends ces gestes qui découlent d'une détresse mais cela met les enseignants qui tiennent bon dans une situation encore plus difficile.” Enseignante depuis 6 ans en élémentaire.

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Les enseignants semblent particulièrement touchés par la charge de travail et la charge émotionnelle, avec plus de 60% d’entre eux rapportant se sentir fréquemment émotionnellement vidés par leur métier, près de 70% se sentant régulièrement à bout à la fin de leur journée de travail et plus de 60% déclarant fréquemment trop travailler.

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J'observe beaucoup de collègues qui craquent, que j'essaye d'aider, en les écoutant, en les conseillant, en partageant mes documents. Nous sommes nombreux à enchaîner les arrêts, à être sous anti dépresseurs (moi depuis 2020). Les profs sont totalement épuisés par toutes les tâches, les changements de programmes… […] Les profs à temps plein ne vont pas bien. Si j'arrive à travailler, c'est seulement parce que je suis à mi temps, mais les conséquences financières sont lourdes, surtout avec 3 enfants. Le fait d'imaginer qu'on pourrait me demander de faire un temps complet, j'en ai des sueurs froides.” Enseignante de S.V.T. depuis 21 ans en collège.

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On observe tout de même une baisse d’environ 10% du nombre d’enseignants déclarant se sentir “comme au bout du rouleau”.

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Comment expliquer cette évolution du stress ?


Bien que le niveau d’épuisement émotionnel semble en baisse, on observe chez 8% de notre échantillon des marqueurs de dépersonnalisation. Cette dimension de l'épuisement professionnel se manifeste par un retrait psychologique et une attitude cynique, utilisés comme un mécanisme de défense face à une charge émotionnelle trop lourde (Maslach, 1982). Ce constat est d'autant plus inquiétant que ce phénomène peut apparaître même lorsque la fatigue émotionnelle globale semble contenue. Or, la dépersonnalisation altère directement la qualité de la relation pédagogique bien qu’elle s’exprime prioritairement envers les parents dans les discours. À terme, cette dynamique peut fragiliser le climat scolaire, favoriser les comportements perturbateurs et réduire, par ricochet, l’engagement des élèves (Benita et al., 2018).

8% de l’échantillon (n = 82) présente dans son discours des marqueurs de dépersonnalisation. Pour ces enseignants, la rupture du lien pédagogique constitue un mécanisme de défense activé face à un sentiment d'impuissance chronique.

Ce tableau présente la distribution des mécanismes de dépersonnalisation parmi l'ensemble des marqueurs identifiés (N = 106 marqueurs répartis sur les 82 individus présentant une DP).